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Entrevues - Interviews

 

            Le 10 août 2007  - August 10, 2007                   

                   R. FEDERER/L. Hewitt
           
6‑3, 6‑4
           
           
ROGER FEDERER
           

Q. Roger, c'est toujours un vrai test de jouer Hewitt.  Tu dois être vraiment content d'avoir réussi à gagner en deux sets, en jouant très bien?

ROGER FEDERER: Si, je trouve que c'est un très bon match des deux côtés, je trouve, parce qu'avec lui,  il faut toujours bien jouer du fond de court, essayer de bien servir, parce que c'est toujours un des meilleurs retourneurs qu'on a dans le jeu.  Alors j'ai été vraiment content avec mes services, surtout dans les moments importants.  Du fond de court, mon coup droit marchait vraiment bien.  Alors c'était vraiment un peu un match classique entre moi et lui, avec les échanges durs, avec les coups droits gagnants.  On a les deux pris la balle très tôt, il y avait beaucoup de demi‑volées aussi.  Alors, en tout cas, j'ai eu beaucoup de plaisir de jouer de nouveau contre lui une fois.

Q. Après un premier match où c'était difficile de prendre un certain rythme à cause de Karlovic, un deuxième match plus facile, est‑ce qu'un test comme ça pour ta confiance, j'imagine que ça doit être excellent?

ROGER FEDERER: L'important est de passer le cap toujours un peu de ces adversaires difficiles.  Le plus de temps on passe sur le central ...  Alors le double, je pense qu'il m'a aidé hier un peu pour retrouver la forme de niveau compétition, quoi, parce que ça fait un mois que j'ai plus joué, alors je trouve que ça aide.  Pour demain, ça va être intéressant à voir comment les conditions vont être.  S'il y a du vent et tout ça, je pense que ça va difficile parce qu'il prend la balle trop, il prend les risques et c'est toujours un adversaire qui est pas trop agréable à jouer, quoi.

Q. Vous vous attendez à quoi pour demain? Radek Stepanek connaît un beau parcours, il a éliminé plusieurs têtes de série?

ROGER FEDERER: Voilà, comme je viens de dire, en fait, match difficile.

Q. Tu disais que Lleyton était vraiment le meilleur retourneur du circuit.  Sur tes deuxièmes balles tu as gagné seulement 33 p. 100 des balles.  Est‑ce que c'est quelque chose que tu espères améliorer pour les prochains matchs, ou c'est simplement que Lleyton est tellement fort dans cet aspect‑là qu'il faut s'attendre à ça?
 
ROGER FEDERER: Si tu prends les statistiques sur une année, peut‑être je gagne 60 p. 100 de points sur la deuxième balle.  Alors quelques fois tu gagnes 80 p. 100, quelques fois tu gagnes  que 30 p. 100.  Alors contre le meilleur joueur tu as le plus de peine toujours.  Alors, en plus de ça, je trouve aujourd'hui j'avais quand même un peu de peine peut‑être au début, parce qu'il fallait aussi un peu voir comment, voir comment se développent les choses en fait, parce que ça fait deux ans et demi qu'on s'est plus joués.  Alors au début j'avais un peu de peine de lire son service, j'étais plus si sûr comment il jouait exactement du fond de court, alors il fallait juste attendre un tout petit peu.  Alors peut‑être j'ai hésité juste un tout petit peu, quoi, mais après, une fois que le jeu, il a commencé à venir, c'était beaucoup plus fluide.  Et après, j'ai vraiment commencé à bien jouer.  Je me suis souvenu, en fait, comment tous les échanges se déroulaient.  Alors en fait à la fin c'était vraiment un match classique, je trouve.

Q. Est‑ce qu'il est un joueur très différent de ce qu'il était il y a deux ans et demi?  Est‑ce que tu as vu une différence dans son jeu?

ROGER FEDERER: Oui, je trouve quand même qu'il essayait de taper, jouer un peu plus agressif.  Mais ça, il a déjà essayé il y a trois, quatre ans déjà.  Mais je trouve que, oui, il tape un peu plus quand même dans mon coup droit maintenant, surtout avec son revers, où avant il se contentait toujours de juste agresser mon revers tout le temps, quoi.  En fait, il espérait que je ratais,  quoi.  Alors il a quand même un peu changé avec ça.  Mais de mon côté, j'ai toujours joué plus ou moins de la même façon contre lui.  Ça dépend aussi beaucoup de la surface sur laquelle on joue.  Je crois que cette surface rapide en fait lui convient mieux, parce qu'il peut prendre, voilà, "more power", en fait, avec lui et aller contre la balle ou avec.  Quand la surface est  plus lente il doit faire beaucoup plus le jeu et c'est là où je pense j'ai un plus grand avantage en fait.

Q. Aujourd'hui, c'était une dixième victoire d'affilé contre Hewitt.
 
ROGER FEDERER: Pardon?

Q. Aujourd'hui, c'était une dixième victoire d'affilé pour vous face à Hewitt.  Penses‑tu qu'il peut être affecté mentalement à la simple idée de t'affronter?

ROGER FEDERER: Je pense qu'à un moment donné il était mentalement stressé un peu de jouer contre moi.  C'est quand je l'ai mis vraiment, il y avait plusieurs matchs d'affilé où je l'ai mis à 6‑0 dans un set.  Alors là c'était vraiment, j'étais vraiment au meilleur de ma forme, toujours dans les matchs importants, chaque fois je le battais assez facilement.  C'était quand même assez incroyable aussi pour moi, et je pense que c'était là où il se posait le plus de questions. Maintenant avec, voilà, un break de deux ans et demi, je pense qu'il reprend confiance, en fait.  Il dit que les temps ont changé, et moi je vois la même chose comme ça, alors en fait ça recommence comme à zéro.  Alors c'était bien sûr un match bien important pour moi de gagner aujourd'hui.

Q. Est‑ce que tu as fait des démarches dernièrement pour la recherche d'un éventuel nouvel entraîneur?  Est‑ce qu'il y a du nouveau pour ça?

ROGER FEDERER: Non.  J'ai à nouveau réfléchi rapidement à Dubaï, mais pas grand‑chose qui a sorti de ça.

Q. À Montréal il faut répondre à cette question : Qui est ton joueur de hockey sur glace préféré et quelle est ton équipe préférée?

ROGER FEDERER: C'était plus dans le passé, ça, en fait.  Je suis déçu que je suis pas plus le hockey.  En fait, je suis plus l'équipe nationale de la Suisse, toujours dans les championnats du monde et dans les Jeux olympiques.  Mais je connais un peu Lecavalier.  Il est venu ici il y a quatre ans.  Alors peut‑être il vient aussi cette semaine.  Je sais pas.  Je lui ai écrit, mais depuis le lock‑out, en fait, je sais plus où les joueurs ils jouent.  C'est dommage ‑‑ c'est pas pour rigoler.  Mais j'étais content de rencontrer Peter Forsberg, je crois que c'était l'année dernière, à l'US Open, je crois qu'il était venu ‑‑ en fait, il y a deux ans, pour la demi‑finale.  Alors voilà, j'aime bien le meilleur joueur, bien sûr.  Et Jager il était à Wimbledon cette année.

Q. Tu connais bien Lecavalier?  Avez‑vous une relation?

ROGER FEDERER: Bien, je l'ai vu une fois il y a quatre ans, quoi, pendant quelques jours.  Mais on se connaît.  On a passé en fait l'anniversaire ensemble quand même, il y a quatre ans, alors quand même, oui.

Q. Tu connais Afinogenov, qui est l'ami de Dementieva, qui joue pour Buffalo?

ROGER FEDERER: Non, pas encore.

Q. Mais il était à Wimbledon.

ROGER FEDERER: Elle ne m'a pas présenté.

[l'entrevue se poursuit en anglais]

            Q.  It's been two and a half years you haven't met Lleyton.  Shouldn't it have been a tougher match, a tighter match?
            ROGER FEDERER:  I think it was a tough match, you know.  Maybe the score and everything, it looked like I was pretty much in control.  If you look at the first set, it took 45 minutes.  We had our chances, both of us, on both serves.  It went my way in the end because I served well in the important moments.
            I think the second set, you know, once he broke back, I knew this was going to be now one of those tough matches against Lleyton again.  Thank God, you know, I played a good game to break him.  In the end really I served well.  You know, I was just more consistent from the baseline.  My forehand was great today.
            So I really think it was an excellent match from my side.  Hard‑fought really.  Look at the shoe, it's used.  Normally it's not like this, so...

            Q.  Stepanek you've played three times on clay, 2‑1 with him.  What are your feelings tomorrow?
            ROGER FEDERER:  I played him in the Kooyong exhibition, I don't know if it was this year.  I beat him 7‑6 in the third set.  Okay, it was an exhibition, whatever, he should have beaten me there.
            I think he's a very uncomfortable player.  He plays very flat from the baseline, moves well.  He's got a good backhand.  He likes to come to the net.  He's a good doubles player, too.  He knows how to volley.  When he serve and volleys, he really serves well, too.
            I'm expecting a tough match.  It was kind of a weird kind of rhythm from the baseline.  So it's going to be an interesting match.
            I hope I can pick up his serve pretty well and play aggressive from my side.  Hopefully I'll be consistent.  Looking forward to that match.  He played a good match against Davydenko today.

            Q.  We know you don't like Hawk‑Eye.  On that serve today, when you look up and you see it's out by virtually nothing, what goes through your head?
            ROGER FEDERER:  Well, I felt it was kind of maybe more out than in, obviously.  But the tough part is to wait for it, you know.  Then you hit a second serve having basically 20 seconds in between.  That is a tough part.  Of course, it's my choice to challenge.  But why not challenge?  I would kill myself if it was in, you know, and not have challenged.
            I mean, look, let's not even talk about it if I don't like it (smiling).

            Q.  If the ball is out by that much, do you ever wonder how the lines person can call it out?
            ROGER FEDERER:  Look, I think this is how it's been for so long, you know.  I think they look, stare down that line, and they know how the balls are coming.  They're used to it.  They're professionals.  I think they do an excellent job, you know, because I wouldn't want to be sitting on that line.  I just get disappointed when they miss shocking ones.  But that can happen, too.  I'm the guy who doesn't get too crazy about it.  So it's okay.

            Q.  Is it something the players just accept?
            ROGER FEDERER:  What's that?

            Q.  Hawk‑Eye itself.  When it is such a close call, do you think to yourself, Okay, just accept it, move on?
            ROGER FEDERER:  Well, what other choice do you have?  Can't go drink coffee with the guy and say, Let's discuss this line call (laughter).

            Q.  You still see some people take it up with the umpire.
            ROGER FEDERER:  Yeah, but with a second serve to play, you kind of want to stay in the rhythm.
            It's a weird thing, you know.  I still don't trust a hundred percent, I probably will never do.  I had one in the first match against Karlovic, a serve, the mark's clearly out because you can see the marks here on this court.  I couldn't believe again when it touched, reminded me of the Wimbledon situation.  This is then really when kind of it proves to me that the machine is not really working.  That's also why you see many guys giving it a shot when they think it's an important point.  You know it's out, but maybe it did clip the line, you know.
            So I think that's ‑‑ many guys are thinking that.  But I don't know who voted for it, so I don't care.
                  
     FastScripts by ASAP Sports





 
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