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Entrevues - Interviews

 

            Le 4 août 2007  13h15 - August 4, 2007 1:15 pm                   
              F. Lopez / P‑L Duclos

                          6‑4, 4‑6, 3‑6

PIERRE‑LUDOVIC DUCLOS

Q.  Had you played like that in Granby, you would have won the tournament.

PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  Yeah, I know.  But today, it was different, you know.  Today, it was, I was playing really good tennis.  I would say, I came on the court, you know.  I had no expectation at all.  And in Granby, you know, maybe I was, I wanted to win too much, a little too much, so ...  But getting on court with no expectation, I was able to play really loose and also I believed in myself a lot.  Before the match, I told myself that it was possible to beat the guy and I finally did it.

Q.  When did you know you could play with him?

PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  The first set, it was 4‑All, and when I lost my serve there, he made 5‑4 and he won the set.  The second set, when I started, at the end of the second set, when he was 4‑3 up and serving, and then I broke him there and I broke him at love, I think, and then I held my serve pretty quick.  And from there, I really thought, you know, I may have a chance, I may have a shot, so ...

Q.  You played a very aggressive game.  You felt you had to do that?

PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  Yes.  At 4‑3, I let my shot go much more, I went for strong shot and I put a lot of spin on it and I was up 6‑4, you know.

Q.  There were a couple of points in the first set, it looked like you might have been too anxious.  You hit too close to the ball?

PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  In the first set?

Q.  Yes, you were coming to the net and you almost overran the ball.

PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  Yes, well, what happened is that in the first set, I wasn't really sure about the way I should play, you know.  I knew I had to come to the net, but I had some doubts still, you know.  But in the second set and in the third set, I knew exactly what to do, you know, to be able to beat him, so ...

Q.  And my last question, who is coaching you now?

PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  It's a guy from ‑‑ his name is Donato Campagnoli.  He's from Italy.  I met him, actually, I met him last year at the Rogers Cup also, but in Toronto.  And we spoke together and then finally this year I went to Italy and I trained two weeks there and he went with me in tournaments, a few tournaments in Europe and then now he is coaching me, you know.

Q.  Il est ici avec toi cette semaine?

       PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  Oui, il est ici avec moi.  Dans le fond, il était supposé venir ici en entrevue, mais là il est un peu en retard.

Q.  Typique italien finalement?

       PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  Je crois qu'il est en train de voir le match contre qui, le vainqueur du match contre qui je vais jouer demain, il joue  encore.  Fait qu'il est allé voir ce match.

Q.  C'était quoi ton objectif aujourd'hui?  C'était‑tu de gagner ou de dire, je veux juste bien jouer?  Parce qu'on parle quand même d'un joueur classé à 65.

       PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  C'est sûr que de gagner, oui, c'était un objectif.  Mais c'était surtout d'être capable de jouer mon jeu et du bon tennis.  Parce que la semaine passée, à Granby, j'avais mis un petit peu trop de pression sur moi, je voulais trop gagner. Donc, je voulais juste bien jouer finalement et sans attente.  Et finalement il s'est produit que j'ai gagné finalement.

Q.  Réalises‑tu un petit peu ce qui se passe présentement?

       PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  Non, je ne réalise pas beaucoup là.  C'est sûr que là il y a tellement de choses qui me passent par la tête.  Après le match, j'ai vu qu'il y avait plein de personnes qui voulaient prendre mes autographes, j'ai fait deux entrevues à la télévision.  C'est quand même un gros match que j'ai gagné, quand même.

Q.  Avais‑tu juste déjà joué contre un gars qui est classé dans le top 50 ou jamais, c'était jamais arrivé?

       PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  J'avais joué l'année passé, à la Rogers Cup à Toronto, j'avais joué contre un italien, Sanguinetti. Lui était 50 dans ce temps‑là.  J'ai perdu.  Et l'autre année avant, j'avais joué contre Novak Djokovic, quand même le troisième au monde.  Donc, c'est la première fois que je passe un tour ici à Montréal.  Ça fait du bien.

Q.  Est‑ce que il y a un moment donné dans le match où tu t'es dit ...

       PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  Voilà, mon coach est là.  Il vient d'arriver.

Q.  Est‑ce que il y a un moment donné dans le match où tu t'es dit, "là j'ai vraiment une chance de gagner, pas juste de bien faire et faire une bonne game"?

       PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  Oui, c'est surtout après que j'ai gagné le deuxième set 6‑4, c'était 4‑3, je me rappelle, j'ai gagné trois parties en ligne assez rapidement.  Et après ça, j'ai fait 3‑0 aussi au deuxième set.  Donc, j'ai gagné six jeux de suite.  Donc, c'est vraiment à partir de ce moment‑là que je me suis dit que je peux gagner, que c'est quand même possible, je peux gagner ce match‑là.

Q.  Au dernier set, sur ton service, tu as eu quelques points de bris.

       PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  Au dernier jeu ou lorsque j'ai joué pour le match?

Q.  Oui.  La pression était‑elle un petit peu plus lourde, ou si finalement ...

       PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  Oui, mais justement j'essayais, j'ai joué les points.  Il y avait tellement de choses, j'ai commencé à penser beaucoup, beaucoup à ce moment‑là parce que je servais pour le match.  Mais j'ai essayé de jouer les points assez rapidement pour pas penser et j'ai réussi.

Q.  On aurait dit qu'en début de match tu avais un peu de difficulté avec ta première balle de service.  C'est arrivé souvent que tu as eu besoin de jouer ton deuxième service.  Après ça, ça s'est replacé. C'était‑tu l'effet de la nervosité?

       PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  Oui, un peu.  On peut dire que c'était un petit peu un effet de la nervosité aussi.  Et puis surtout qu'il me semble qu'il ventait un peu.  Au début du match, c'était assez venteux.  Donc, mon lancer de balle, j'avais un petit peu de difficulté aussi à cause du vent, du soleil.  Mais par la suite, ça s'est replacé quand même.

Q.  Je pense que tu l'as souvent déstabilisé aussi avec ta combinaison service‑volée qui a assez bien fonctionné tout au long du match.  Parce que sinon, quand vous étiez dans des échanges de fond de cour, c'était un petit peu plus serré. 

       PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  Oui.

Q.  Mais quand tu faisais ta combinaison service‑volée, penses‑tu que c'est un des détails qui a fait la différence?

       PIERRE-LUDOVIC DUCLOS:  Oui, c'est sûr que j'ai gagné plusieurs points en jouant service‑volée.  Avant le début du match, j'ai travaillé avec mon coach au niveau stratégie. Je savais que si, du fond de terrain il était quand même supérieur à moi.  Donc, mes chances de gagner plus de points étaient en jouant service‑volée.  Quelques fois, je voulais le déstabiliser, donc j'ai pu, parce que j'ai vu que ça fonctionnait, que je gagnais plusieurs points, j'ai continué à faire ça assez souvent.  Parce que le premier set, justement, j'ai pas joué autant service‑volée qu'au deuxième set. 

Fin de l'entrevue.





 
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